Les bienfaits des animaux sur le bien-être

En France, près de 50 % des foyers vivent avec au moins un animal de compagnie. Nous créons des liens affectifs très importants avec nos compagnons à quatre pattes… et leur présence aurait un impact positif sur notre santé, tant mentale que physique !

 

Notre bien-être avec un animal au quotidien

Nous considérons souvent nos animaux comme des membres à part entière de la famille. Nous prenons soin d’eux, et en échange ils nous apportent beaucoup.

Les animaux ne nous jugent pas. Ils nous aiment inconditionnellement. On le remarque surtout chez le chien mais certains chats tissent également des liens extrêmement forts avec leur maître, au point parfois d’arrêter de se nourrir en cas de séparation ou d’abandon.

Nos compagnons sont un remède contre la solitude et l’ennui. Ils nous servent parfois de confidents, à qui l’on peut tout dire sans crainte d’être jugé.

 

Apprentissage pour les enfants

La présence d’un animal à la maison est également une source d’apprentissage pour les enfants, à condition bien sûr que les parents montrent le bon exemple. Un animal n’est pas un jouet, et en avoir un est une décision qui doit être mûrement réfléchie. C’est un engagement sur des années, avec son lot de contraintes. Vivre avec un animal aide au développement psychique et social de l’enfant. Il lui apprend le sens des responsabilités, mais aussi la propreté, le respect des règles, ou encore la mort. En somme, c’est un apprentissage de la vie.

 

Santé physique et morale

Les animaux sont aussi des miroirs de nous-même : bien que l’on ne puisse pas parler de réelle empathie, lorsque son maître est triste, l’animal se montre plus calme et câlin, de la même manière qu’il sera plus agité si son maître est euphorique ou énervé.

Nos compagnons nous détournent de nos soucis quotidiens. En accaparant notre attention, en nous faisant rire ou encore rien qu’en nous forçant à nous occuper d’autre chose que de nous-même, ils nous décentrent de nos petits tracas de la vie de tous les jours, et l’on se sent plus heureux.

Les propriétaires d’animaux font quasiment deux fois plus d’exercice que les autres. Posséder un chien force à le sortir quotidiennement et ainsi à entretenir notre forme physique. Et n’oubliez pas que même s’il a un grand jardin à disposition, un chien sera toujours plus heureux de sortir et jouer en compagnie de son maître que seul !

 

Ronron-thérapie contre le stress

Le ronronnement du chat émet des fréquences basses, entre 20 et 50 hertz, qui produit un effet apaisant, pour nous autant que pour lui. En effet les chats ronronnent en situation de stress intense ou de danger.

Mais les bienfaits du ronronnement n’agissent pas que sur le court terme : une étude réalisée en 2009 montre une diminution des risques de mourir d’une maladie cardiovasculaire chez les personnes possédant un chat ! Ce serait due à la capacité qu’ont les chats à faire baisser notre stress et notre tension artérielle.

 

Animal au travail ?

Bien que cela reste assez rare en France, certaines entreprises permettent à leurs employés d’emmener leur animal de compagnie. Certaines ont même leur propre mascotte poilue !

Une étude menée par les cliniques vétérinaires Banfield montrent que les lieux de travail qui acceptent la présence d’animaux sont perçus de manière très positive. L’animal stimule le moral et contribue à conserver les talents. Les employés interrogés ont également reconnu que la présence d’animaux au travail favorise de meilleures relations de travail, améliore l’équilibre travail-famille et réduit le stress.

En outre, dans le cas des entreprises permettant d’emmener son propre animal, cela dissipe toute culpabilité de devoir le laisser seul à la maison.

 

Soutien dans la maladie, le handicap et les difficultés sociales

En France on connaît surtout les chiens guide d’aveugle, qui sont indéniablement un immense soutien pour leur maître, mais les animaux apportent leur aide dans de nombreuses autres situations :

 

Aux États-Unis notamment, des chiens sont dressés pour assister des personnes atteintes de trouble de stress post traumatique. Ces chiens d’assistance sont dressés et choisis spécifiquement pour aider ces personnes. Le chien défend son propriétaire en cas de crise d’agoraphobie par exemple : il vient se positionner près de son maître et empêche les autres d’entrer dans sa « bulle », sans pour autant montrer d’agressivité envers les personnes extérieures. Le chien réveille son maître en cas de cauchemar, et peut même être amené à sortir son maître de son flash-back en cas de crise éveillée. On constate une baisse de prise de médicaments chez les patients aidés par un chien d’assistance. Les patients sont plus calmes et ont une meilleure maîtrise de soi. Il y a une prise de conscience sur les crises : le chien adopte un comportement différent lorsque le maître est agité, et lui fait comprendre qu’il doit se calmer, ce qui aide à gérer les crises. Le chien facilite également la sociabilisation et un retour à une vie normale voire une vie de famille. Le simple fait d’aller au cinéma par exemple, peut sembler anodin, mais c’est très loin d’être le cas pour ces patients, qui ont tendance à rester enfermés chez eux. Être obligé de sortir le chien est une grande aide en soi.

 

Les animaux facilitent les liens sociaux : les gens viennent plus facilement vous parler. L’animal attire l’attention et peut servir de catalyseur dans les rapports sociaux.

Le langage gestuel qui existe entre l’animal et l’homme casse toutes les barrières et aide énormément les enfants atteints d’autisme par exemple.

C’est en 1953 que l’on a véritablement commencé à percevoir la capacité qu’ont les animaux à accompagner voire guérir les patients atteints de troubles psychiatriques. Boris Levinson, un psychiatre américain, reçoit un appel émanant de parents désespérés car leur enfant autiste doit être interné dans un institut spécialisé. Il accepte de les recevoir et oublie que le chien qu’il vient de recueillir est resté dans son cabinet. Dès que le couple entre, l’animal se dirige vers l’enfant, le renifle et le lèche. L’enfant, jusque-là complètement replié sur lui-même et refusant toute communication avec le monde extérieur, va se mettre à caresser l’animal et même à lui dire quelques mots, et il demandera à revenir le voir.

 

Aux États-Unis et au Canada, on utilise beaucoup les chiens dans le cas de stress post traumatique (pour des vétérans par exemples).

Mais on trouve également des brigades de chiens de thérapie, qui interviennent quelques jours après des drames horribles (tueries par exemple), afin d’aider les survivants. Il s’agit ici d’action à très court terme et non de suivi. Les animaux permettent aux victimes de parler et de se libérer.

 

Ce sont souvent des chiens de refuges, avec eux-mêmes avec un passé difficile, ayant parfois subi de la maltraitance. De plus ces chiens sont éduqués par des prisonniers sélectionnés. C’est ainsi un véritable échange très profitable à chacun, qui se met en place grâce à l’animal.

 

Certains hôpitaux font appel à des chiens visiteurs, qui offrent l’opportunité à des patients d’être en contact avec des animaux. C’est notamment utilisé dans les services de gériatrie. L’animal vient apporter de la douceur et un contact physique à des personnes qui n’en ont plus forcément.

 

A l’hôpital psychiatrique Philippe Pinel, à Amiens (en France), on trouve même un véritable service de cynothérapie (thérapie avec un chien pour médiateur). Le service compte 4 chiens, et les séances de thérapie sont prescrites par les psychiatres de l’hôpital pour certains patients atteins de troubles psychiatriques assez graves. Ces séances permettent notamment de réduire la quantité de médicaments.

 

Que ce soit dans la vie de tous les jours à la maison, au travail, ou encore dans le cadre de thérapies, chiens et chats nous apportent énormément. Ils nous font rire, nous distraient, nous rapprochent, nous agacent aussi un peu parfois mais nous donnent toujours beaucoup d’amour !

Et vous, quels sont vos plus beaux moments de complicité avec votre compagnon ?