Les dangers du printemps pour le chien et le chat

Le printemps est là, Les bourgeons, les fleurs, le retour des beaux jours … mais cette saison apporte également son lot de dangers pour nos compagnons à quatre pattes.

 

Les parasites

Puces, tiques ou encore ténias (ver solitaire) prolifèrent particulièrement au printemps.

Ils peuvent provoquer des démangeaisons importantes entraînants des lésions et des infections, des troubles digestifs ou encore transmettre de graves maladies.

Il est impératif de traiter régulièrement vos animaux avec des antiparasitaires et vermifuges adaptés, fournis par votre vétérinaire. Il en existe sous forme de pipettes ou de comprimés.

Attention, l’âge et le poids de votre compagnon entrent en compte dans la façon dont il doit être traité. Lisez bien la notice de l’antiparasitaire, et en cas de doute, appelez votre vétérinaire.
 

Les allergies

Les allergies saisonnières n’épargnent pas les chiens et chats.

Les signes qui doivent vous alerter :

  • toux
  • éternuements
  • yeux ou coussinets irrités ou gonflés
  • grattages fréquents
  • léchage excessif d’une même zone
  • perte de poils
  • éruptions cutanées

La dermatite atopique est une allergie cutanée causée par l’hypersensibilité aux allergènes environnementaux (acariens, poussière, pollen…), touchant 10 à 15 % des chiens.

En cas de suspicion d’allergie chez votre animal, consultez votre vétérinaire.

Votre chien se gratte ? Vous pouvez également consulter notre article détaillé sur le sujet.

 

Les insectes et autres petits animaux dangereux

Les phlébotomes (pour le chien)

Le phlébotome est un insecte d’à peine 3 mm, que l’on trouve majoritairement dans le pourtour méditerranéen. Il transmet aux chiens une grave maladie : la leishmaniose.

Si vous résidez dans le Sud de la France ou que vous vous y rendez en vacances avec votre chien, demandez conseil à votre vétérinaire. Il existe des insecticides répulsifs, mais aussi un vaccin qui peut s’administrer dès l’âge de 6 mois.
 

Les chenilles processionnaires

À l’origine présentes seulement dans le Sud de la France, on en trouve désormais partout. Leur poil urticant constitue un véritable danger pour les chiens et les chats. Elles peuvent par contact provoquer de très graves lésions, notamment sur la langue, allant jusqu’à la nécrose.

Il est important de repérer les nids et de faire appel à des spécialistes afin de les éliminer. Ou bien, en prenant des précautions, de couper les branches sur lesquelles ils se développent.

En cas de contact entre une chenille processionnaire et votre animal, consultez immédiatement un vétérinaire.
 

Les crapauds

Chiens et chats (même si ces derniers peuvent se montrer parfois plus méfiants) peuvent aussi être attirés par les crapauds, dont le venin est toxi-cardiaque.

En cas de contact consultez immédiatement un vétérinaire.

Notez que les crapauds sont des animaux protégés en France (arrêté du 19 novembre 2007 et annexe III de la convention de Berne) et que vous n’avez donc en aucun cas le droit d’en tuer.

 

Les plantes toxiques

Beaucoup de plantes sont toxiques pour les chiens et les chats, notamment les plantes de la famille des liliacées.

Certaines sont toxiques si elles sont ingérées, alors que d’autres peuvent endommager les reins et le foie, ou affecter le cœur ou le système nerveux.
 

Exemples de plantes toxiques pour les chiens et les chats :

  • Les fleurs de Lys sont extrêmement toxiques et l’ingestion cause des dommages rénaux.
  • Les bulbes de tulipes provoquent des gastro-entérites sévères et peuvent également endommager le cœur et provoquer des désordres cardiaques.
  • Les pothos et fleurs de lune provoquent, si ingérées, une inflammation de la gueule, des ulcères et une hyper salivation.
  • Azalées, rhododendron, cyclamens et chrysanthèmes si ingérés provoquent des désordres gastriques, des vomissements et des diarrhées.
  • Les molènes, les scrofulaires et limoselles causent des troubles du système nerveux central accompagnés de tremblements et difficultés respiratoires
  • Muguet et les Boutons d’or entraînent des chutes de tension et des étourdissements.
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    En cas d’ingestion d’une plante rendant votre animal malade, consultez immédiatement un vétérinaire, avec si possible une photographie ou un échantillon de la plante qu’il a ingéré (la plante doit être reconnaissable !).

    Ne lui donnez ni à boire ni à manger.

    Ne le faites pas vomir (à moins que votre vétérinaire ne vous le demande) : cela pourrait aggraver l’état de votre animal.

     

    Les épillets

    Les épillets sont des graines de graminées que l’on trouve aussi bien dans les hautes herbes que les jardins, voire les pelouses.

    Elles s’accrochent au pelage et peuvent même s’infiltrer dans des orifices : vulve, anus, oreilles, narines, yeux, voire sous la peau, ce qui peut nécessiter une intervention vétérinaire.

    Au retour de chaque promenade avec votre chien, procédez à une inspection minutieuse de toutes les parties à risque afin de s’assurer de leur absence.

    Faites de même avec votre chat s’il a accès à l’extérieur.

     

    Les produits toxiques

    Insecticides, pesticides et autres herbicides et engrais peuvent être extrêmement toxiques pour vos animaux.

    Lisez attentivement la notice des produits que vous avez et préférez dans tous les cas des méthodes naturelles.

    Notez que si ces produits peuvent s’avérer mortels pour les chiens et les chats, il en va de même pour toute sortes d’animaux utiles comme les hérissons par exemple.

    Attention aux risques d’empoisonnements hors de votre portée, notamment pour les chats.

    Les symptômes possibles :

    • fièvre
    • soif importante
    • convulsions
    • diarrhée
    • troubles respiratoires
    • troubles intestinaux
    • tremblements
    • salivation abondante
    • saignements
    • vomissements
    • troubles de l’équilibre
    • arrêt cardiaque

     

    Comment réagir en cas d’intoxication ?

    • Observer l’environnement de l’animal afin de trouver les raisons de l’intoxication.
    • Essayez d’évaluer la quantité absorbée par l’animal.
    • Soyez attentif aux réactions de l’animal (miaulements différents de d’habitude, comportement anormal… ) et assurer une surveillance.
    • Appelez un vétérinaire ou le centre antipoison.

    Lors du transport de votre animal chez le vétérinaire, assurez-vous bien d’avoir emmené avec vous tout ce que vous avez pu trouver : emballage du produit, le contenant, les restes du produit, les vomissures de votre animal, … tout est important.

    ATTENTION :

    • Ne pas faire vomir l’animal (sauf sur conseil vétérinaire)
    • Ne pas donner d’eau ou de nourriture

    Au moindre doute sur les actions à effectuer, appelez un vétérinaire qui saura vous conseiller les bons gestes à réaliser.

    Afin d’être le plus réactif possible, transmettez les bonnes informations :

    • de quel animal il s’agit
    • quel produit a-t-il consommé
    • quand
    • en quelle quantité

     

    Les outils dangereux

    Si vous faites du jardinage, veillez à laisser les outils hors de portée de votre animal pour qu’il ne se blesse pas.

     

    Les piscines

    Les risques de noyade constituent un des dangers du printemps avec la réouverture des piscines. Normalement, toute piscine doit être équipée d’un système de protection (contrôle de l’accès, alarme…).

     

    Les fenêtres oscillo-battantes et balcons

    Le printemps est le moment où l’on ouvre plus fréquemment fenêtres et balcons. Attention aux risques de chute, tout particulièrement chez le chat, voire aussi dans certaines circonstances chez les petits chiens. Pensez à sécuriser vos ouvertures.

    Prenez garde également aux fenêtres oscillo-battantes dans lesquelles les chats se retrouvent parfois coincés, ou qui peuvent leur laisser suffisamment d’espace pour se faufiler, avec un important risque de chute.

     

    Le chocolat

    Le printemps c’est également Pâques et qui dit Pâques dit chocolats. Mais attention cet aliment est dangereux pour nos chères boules de poils, car il contient de la théobromine, un stimulant du système nerveux et du système cardiovasculaire (comme la caféine et la théobromine).

    Cette substance est présente dans les fèves de cacao provenant du Théobroma cacao. Le chocolat produit à partir de ces fèves contient plus ou moins de théobromine en fonction du type de préparation.

    En voici quelques exemples :

    • chocolat blanc : 0,009 mg/g
    • chocolat soluble : 0,5 mg/g
    • chocolat au lait : 1,5-2,2 mg/g
    • chocolat pur : 4,5-16 mg/g
    • cacao en poudre : 5,3-26 mg/g

     

    Les premiers symptômes sévères apparaissent à des doses de 20 mg/Kg de poids corporel, alors que l’empoisonnement sévère arrive à partir de 40 mg/Kg.

    Une dose de 100 à 250 mg/kg de poids corporel est potentiellement létale. Pour un chien de 10 Kg, cela représente environ 450 g de chocolat au lait ou 60 g de chocolat noir.

    La théobromine est résorbée lentement par l’organisme. Chez le chien, le pic plasmatique se trouve à environ 10 heures post ingestion. La demi-vie est de ± 17,5 heures.
     

    Les signes cliniques

    Après 2 à 4 heures :

    • agitation
    • vomissement
    • perte d’urine
    • diarrhée
    • tachycardie
    • hyperthermie
    • polypnée

    Quelques heures plus tard :

    • troubles du rythme cardiaque
    • rigidité musculaire
    • hyper réflexie
    • ataxie
    • convulsions
    • coma

    Le décès peut survenir dans un délai de 18 à 24 heures après l’apparition des troubles du rythme.

    La gravité du cas est directement proportionnelle à la dose ingérée.

     

    Si vous cachez des chocolats dans votre jardin pour Pâque, veillez à ce que votre chien ou votre chat ne puisse pas en ingérer, et notez bien les emplacements. Après la chasse aux œufs vérifiez bien que tout a été récupéré.

     

    Autres aliments toxiques pour les chiens et les chats :

    • les avocats
    • les oignons
    • les chewing-gums et bonbons
    • les raisins (sec ou frais)
    • le café ou le thé
    • les produits laitiers (lait, glace…)